Le Galoubet

Le galoubet ou flûtet provençal est une petite flûte à bec à trois trous dont la perce étroite et cylindrique permet d'utiliser toutes les notes de la gamme par l'utilisation du phénomène bien connu des sons harmoniques. C'est à dire que suivant la force du souffle, on obtient trois ou quatre sons différents pour un même doigté. Son étendue (ambitus) couvre un intervalle de douze notes diatoniques. La technique de jeu en demi-trou (trous semi-bouchés) favorise l'émission d'une échelle chromatique qui lui donne accès à un répertoire dépassant très largement celui des danses populaires et folkloriques.

Cette flûte est associée au tambourin provençal que le même instrumentiste bat de la main droite. En 1640 Trichet écrit : "Parmi les français, quelques uns se servent d'un petit tambour pour les danses et autres récréations et tiennent un bâton seulement de la main droite, pour battre..."

Aujourd'hui ce petit tambour est en réalité un "bimembranophone" dont la hauteur équivaut approximativement au double du diamètre (diamètre environ 35 cm - hauteur 70 cm). A noter ici l'importance accordée à l'élément rythmique qui confirme son rôle d'instrument de danse. Nous pouvons affirmer que le bourdonnement de cette percussion atténue le son aigu et aigrelet du galoubet favorisant l'harmonie de l'ensemble. On trouve dans le "Petit Larousse illustré de 1999" la définition suivante :

Galoubet : mot provençal, petite flûte à bec provençale à trois trous aux sons aigus et perçants. Ou bien encore dans "l'Encyclopédie Larousse 19ème siècle" : le galoubet qui est de deux octaves plus élevé que la flûte traversière, dite aussi tudesque ou allemande, a un son clair et aigu qui se marrie bien avec la sonorité et les vibrations du tambourin, dont le retentissement produit un ensemble très harmonieux; celui ci frappe sans cesse la basse et couvre à merveille le chant qui, sans cela, paraîtrait trop criard.

Le tambourin se singularise par une décoration abondante et variée souvent personnalisée par des symboles (emblèmes, métaphores, et autres allégories). Les motifs sculptés sur les fûts de noyer, de hêtre ou de tilleul ou bien rapportés par collage sur ceux en bois de contre plaqué s'inspirent d'une ornementation de style Louis XVI (fin XVIIIème siècle). Un système de cordage avec coulants permet de tendre et de détendre les peaux animales de cette percussion. La fine cordelette, la chanterelle (timbre) de chanvre ou de boyau diamétralement tendue sur la peau percutée lui confère une sonorité bourdonnante caractéristique que les poètes ont pu comparer aux chants des cigales.

retour à la page accueil annuaire voir les adresses utiles consulter l'agenda nous envoyer un message
associations musiques danses formation documentation spectacles conteurs facteurs