"Contes et récits de mon village"

Je suis un vrai cévenol, c’est une parisienne qui me l’a dit ! Un matin d’été je sortais de mon jardin, j’arrivai sur la route. J’étais en tenue adéquate. Sur ma tête était posé un vieux chapeau datant de mon trisaïeul, tout cabossé, tout bosselé, plus troué qu’une passoire, quand je le mettais sur ma figure pour faire la sieste, le soleil me laissait des tâches de rousseur. La sueur inondait mon visage où fleurissait une barbe de huit jours. Ma chemise largement ouverte sur mon torse puissant et velu flottait sur mon pantalon tellement rapiécé qu’il n’y avait plus de place pour mettre d’autre pétas, que maintenait un bout de ficelle et d’où sortait ma " surcharge pondérale ". 

Non, Mesdames ne souriez pas d’un air coquin, ce n’est pas ce que vous croyez. J’aime cette expression, elle vient de mon médecin, un savantas de parisien qui pendant que je me rhabillais me dit un jour :
"Tu as une surcharge pondérale, il faudra y remédier !"              

Pour ne pas passer pour un crétin je lui ai dit d’accord d’un air entendu, mais arrivé chez moi, je me suis précipité sur un dictionnaire en faisant un rapide examen de conscience persuadé d’avoir attrapé un nouveau virus. Surcharge, je savais ce que c’était mais j’ai appris que Pondéral c’était relatif au poids, à demi rassuré je téléphonais à mon médecin qui éclaira ma lanterne me disant que j’avais trop de poids et qu'il me faudrait diminuer mon tour de taille.                                             .

J'ai enfin su que la " Surcharge Pondérale " c’était que j’avais trop de ventre.
V
ous voilà renseignés. Donc ma surcharge pondérale était bien étalée, et à mes pieds j’avais une paire d’espadrilles tellement trouées que mes orteils en étaient bronzés, sur mon épaule j’avais un bigot et sous mon bras des légumes.

 

  Une voiture s’arrête devant moi, elle était immatriculée 75, il en descend

 un gringalet. Il avait sur la tête un bob de Super U, un tee shirt imprimé d’un dessin représentant une chèvre et un cœur une inscription " Les Cévennes " sur son petit ventre en forme d’œuf d’autruche reposait un appareil photo, il portait un bermuda à fleurs et à éclipse étant donné que devant il y avait le soleil et derrière la lune, d’où tombaient deux petites jambes moitiés blanches, moitiés rouges pour atterrir dans deux tennis trop grands d’une blancheur immaculée.

De l’autre côté une petite femme. Elle avait ce qu’il fallait où il fallait, elle portait un chapeau de soleil avec des fleurs, des lunettes de soleil, un bain de soleil qui laissait deviner deux petits seins style œufs sur le plat, un bermuda où s’étalaient quelques fleurs de belles jambes ma foi qui plongeaient dans des chaussettes de tennis le tout terminé par deux mignons souliers de tennis . Elles avait un bronzage style écrevisse pas trop cuite.

Se tournant vers son mari elle lui dit :
Chéri prend le en photo, lui, c’en est un vrai ! "

Et moi, un sourire carnassier aux lèvres je leur dis 
"Lou djour onte lous couillont vouloro ou pas beson de vous cerca ol sol ! ! !"

"Le jour où les couillons voleront, pas la peine de vous chercher par terre ! ! !"

     

Animations Présentation Accueil
retour à la page accueil annuaire voir les adresses utiles consulter l'agenda nous envoyer un message
associations musiques danses formation documentation spectacles conteurs facteurs